Le logiciel libre, un bien commun à protéger et développer
Qu’est-ce ?
L’expression « logiciel libre » fait référence à un logiciel offrant les quatre libertés fondamentales que voici :
* liberté d’utilisation, pour tous les usages ;
* liberté d’étudier le fonctionnement du programme ;
* liberté de modifier le programme ;
* liberté de le distribuer à qui le coeur nous en dit.
Cette définition est donnée par la FSF (Free Software Foundation, ou Fondation pour le Logiciel Libre en français). Il est important de bien distinguer le libre du gratuit : un logiciel libre peut être gratuit, mais un logiciel gratuit n’est pas nécessairement libre.
Que signifie cela exactement dans notre quotidien ? Pour illustration, prenons le cas d’une recette de gâteau au chocolat. Vous avez une recette, vous faites le gâteau mais le petit cousin y est allergique. Ce n’est pas grave : vous changez l’ingrédient incriminé après avoir vérifié ce qui le remplace au mieux. Vous pouvez par la suite donner la recette améliorée à son papa pour qu’il en refasse.
Vous êtes bien conscient(e) que si l’on vous avait interdit d’étudier la recette et de la modifier, cela aurait été impossible. Il en va de même avec les logiciels propriétaires (dits aussi privateurs [de liberté]) : son utilisation est soumise à conditions et il est impossible d’étudier son fonctionnement, de le modifier ou de le distribuer à sa guise.
État des lieux et enjeux
Le logiciel libre entre de plus en plus dans notre vie numérique, qu’il s’agisse de loisirs ou du travail. Les quatre libertés le définissant permettent une amélioration constante. Ces propriétés font que le logiciel libre devient un outil de choix pour un nombre croissant d’activités, allant du domaine de l’éducation au surf sur le web.
De plus en plus d’administrations en France adoptent des logiciels libres pour leur fonctionnement (Gendarmerie nationale, députés,…). Un corollaire de ce choix est l’indépendance des gouvernements, groupes politiques, entreprises et autres vis-à-vis d’un unique fournisseur d’applications. Contrairement aux solutions propriétaires des éditeurs dominants, le logiciel libre permet des modèles économiques nouveaux et encourage l’innovation et la concurrence.
Malgré les qualités évidentes du logiciel libre, aucune politique publique en France n’encourage son développement. En outre, les brevets logiciels, les DRM ou encore la vente liée sont autant de menaces qui pèsent sur son écosystème. Discuter des enjeux du logiciel libre, reconnaître son importance, est devenu primordial. À l’heure où la vie quotidienne se retrouve si intimement liée à la vie numérique, la liberté informatique devient essentielle pour maintenir les libertés fondamentales.
Vous êtes conscient(e) que cela est important !
Venez en savoir davantage et discuter avec Alix Cazenave, chargée des affaires publiques à l’April, lors de sa conférence « Le logiciel libre, un bien commun à protéger et développer » :
- À l’Ubuntu Party de Paris le samedi 28 novembre 2009, à 15h.
- À l’Ubuntu Party de Toulouse le samedi 5 décembre 2009, à 16h.














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